Je vais faire simple: ne dépassez jamais le tram. Non pas que c’est interdit, mais les conditions où vous pouvez le faire en toute sécurité sont tellement rares que c’est prendre des risques inutiles. L’embarquement et le débarquement de voyageurs ne dure jamais longtemps. De plus, le tram n’est pas soumis au Code de la route et peut donc dépasser la limitation de vitesse de la Ville 30. Cela va vous permettre de le rattraper entre les arrêts. Pour rappel, le dépassement sans visibilité est une infraction du 4e degré !

Souvent, je demande aux élèves de me donner le numéro de référence du tram. Ils sont surpris car ils ne comprennent pas où je veux en venir. Pourtant, le tram bruxellois a subi de nombreuses évolutions. La première série en 7000 (28 mètres) est reconnaissable à son haut plancher et ses portes étroites. Ils étaient à l’époque jaune et bleu. Dans la série suivante, on passe au T2000 avec un plancher surbaissé. Une avancée majeure pour l’accessibilité des usagers. Ensuite, la société Bombardier a produit les T3000 (32 mètres) avec un design très élégant: bronze argent. Enfin, les T4000 sont les plus longs (44 mètres). Pour ceux que ça intéresse, ils sont toujours visibles au musée du Tram à Tervuren. Les trams « Nouvelle génération » (TNG) vont progressivement remplacer les plus anciens.

La plupart des trams en circulation sont des T3000 et des T4000. Autrement dit, ce sont les plus longs. Un tram, c’est une suite de 7 voitures ! Il est pratiquement impossible de les dépasser en mouvement. Cela dit, les élèves sont parfois tentés de le remonter quand il se trouve à son point d’arrêt. C’est rarement une bonne idée. En plus du problème de visibilité, le tram est peut-être arrêté juste avant un passage pour piétons. Aussi, il y a un risque de voir surgir par l’avant des piétons pressés.